ConstruiresansMANUEL.
À 25 ans, j'étais tellement malheureuse comme employée que l'entrepreneuriat n'a même pas été un choix audacieux. C'était une sortie de secours, et elle est devenue une vocation.
Je me suis formée au coaching sérieusement, à une époque où le marché se remplissait de gens qui y voyaient un business facile. J'ai ouvert une école où j'ai formé plus de 70 coachs, et à 30 ans je faisais 190 000 CHF de chiffre d'affaires, en autodidacte.
Et puis je suis devenue maman. Tout ce qui me semblait urgent a cessé de l'être, et les sacrifices invisibles de l'entrepreneuriat sont devenus visibles. Je n'en voulais plus sous cette forme. J'ai fermé l'école, et ça reste une des décisions les plus justes et les plus douloureuses que j'ai prises.
C'est 2022, je suis en post-partum, et les premiers LLM arrivent dans le grand public. Je m'y suis ruée comme tout le monde, je créais, je postais, ça produisait, wouaou. Sauf qu'au fond je savais qu'il y avait un problème, et c'est ce problème qui m'occupe depuis : ce qu'on confie à ces outils sans s'en rendre compte.
En 2024, j'ai repris la casquette de consultante. Aujourd'hui je construis les fondations et les systèmes d'entreprises dont la vision m'inspire, et je décrypte ce que l'IA fait à notre façon de penser. Tous les jours cette technologie me bluffe et m'effraie un peu plus. J'ai donc une posture nuancée pour aider les indépendants passionnés qui tiennent à délivrer un service de qualité à leurs clients.